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Les standards du Web : aucune contre-indication !

Les langages du web (HTML, XHTML, XML, CSS,...) reposent sur des normes et des standards. Les organisations de normalisation, comme le W3C (World Wide Web Consortium), créent un consensus à travers ces groupes et ces experts pour maintenir et développer des principes architecturaux cohérents. Utiliser une norme permet la compatibilité du langage, de bénéficier des dernières innovations mais aussi de s'assurer de la pérennité des documents dans le futur.

Article par (Intégrateur du Dimanche, Strasbourg)
Créé le , mis à jour le (18269 lectures)
Tags : compatibilité, ergonomie, accessibilité, standards, web, w3c

HTML, CSS, et les autres langages de conception web ont pour la plupart un point commun : ce sont des standards, certes toujours en évolution, qui sont nécessaires pour assurer le caractère universel de la navigation sur la toile.

La compatibilité

W3C

Suivre les recommandations (c'est-à-dire les spécifications) permet non-seulement qu'un site soit multi-compatible, mais surtout qu'il le reste dans le futur ! En effet, utiliser du code approximatif et des balises dépréciées, obsolètes ou propriétaires est risqué. Car ces balises ne sont plus prises en charge dans les normes actuelles du langage HTML telles qu'elles sont définies par le W3C. Elles ne sont plus mises à jour et ne sont plus "sous garantie".

Cela signifie que bien qu'elles fonctionnent encore correctement sur les navigateurs anciens et actuels, et que le résultat soit tout à fait compatible aujourd'hui, rien n'assure leur bon fonctionnement dans les années à venir et elles risquent de ne plus être compatibles selon l'évolution des prochains navigateurs.

De grandes sociétés très influentes composent le W3C (comme Microsoft, Apple, Google, Opera, etc), donc on peut raisonnablement penser que l'évolution vers une normalisation n'est pas une utopie, pour peu que l'ensemble des participants se mettent d'accord sur les sujets de fond.

L'accessibilité

Dans la vie de tous les jours, en travaux publics, il y a des normes de constructions, de taille, d'espaces à respecter,... de cette manière chaque lieu public est accessible à toute la population, y compris les handicapés.

C'est grâce à ces normes que l'accessibilité est facilitée dans la vie de tous les jours : places de parking, accès réservés, toilettes, accès spéciaux aux lieux publics... La prise en compte du handicap est devenu une évidence dans tous les cahiers de charges des travaux publics ou en architecture. Il en est de même sur le web.

Aux débuts du web, ces normes n'existaient pas ou étaient floues, ce qui ne rendaient pas la vie facile à tous (un peu comme les vieux navigateurs dinosaures). N'avons nous pas bien fait d'établir des normes, même si les anciens bâtiments, désuets, ont dû être reconstruits et mis aux normes ?

L'agence fédérale américaine pour le handicap considère que l'obligation d'accessibilité aux lieux publics s'applique aussi à tous les sites Web. Rappelons que la Section 508 oblige déjà les sites gouvernementaux (ainsi que ceux qui sont financés en partie par le gouvernement, dont les fournisseurs du gouvernement) à être accessible.

Ce que permettent les Standards

  • Ils n'empêchent pas d'avoir un site original, joli, dynamique, bien développé et avec du contenu.
  • Ils permettent une visite sur toute plateforme (unix, win,...), tous navigateurs et tout support actuels et futurs respectant les normes (Palm, Wap, télévision, domotique...). Un document XHTML peut donc être véhiculé par de multiples outils et plus seulement un écran d'ordinateur.
  • L'accessibilité aux divers handicaps (visuels, moteurs, auditifs, ...) a été intégrée dans un nombre important de normes, grâce aux notions de sémantique, la fameuse "grammaire" du langage (très chère aux moteurs de recherche comme Google par exemple)
  • Ils permettent de visiter le site avec des dinosaures comme NN4 ou des lecteurs brailles ou texte (Lynx pour Unix), puisque la structure est préservée.
  • Ils produisent un allègement du code et accélération des pages : le code XHTML strict est léger du fait de sa séparation en feuilles de styles. La feuille de style étant placée en mémoire sur l'ordinateur (cache), la vitesse d'affichage des pages s'en trouve grandement améliorée. Il en découle une économie du code et de la bande passante
  • Ils facilitent la maintenance et la mise à jour car tout le design est séparé sur une seule page (cf le célèbre CSS Zen Garden auquel on peut appliquer des centaines de designs différents en un clic de souris)
  • Ils facilitent la lecture du code car chaque balise doit être utilisée à bon escient, sans superflu, et que toute mise en forme est séparée du code (fini les multiples tableaux imbriqués, les colspan, rowspan et les spacer.gif partout !)
  • Ils font économiser de l'argent à une entreprise pour toutes les principales raisons déjà évoquées : allègement du code, de la bande passante nécessaire, facilitation de la mise à jour, facilitation d'une refonte graphique complète,...
  • Ils sont tout aussi facile et rapide à apprendre qu'une soupe de tags. Le XHTML repose sur le HTML (il ne lui rajoute rien mais lui retire certaines balises et attributs) ni plus, ni moins. La grande différence du XHTML avec son jumeau HTML est que sa syntaxe ne souffre d'aucune souplesse... alors autant apprendre directement à faire les choses proprement. HTML5 poursuit en ce sens car il comprend également la forme d'écriture XHTML.